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Blog-u yaratmaqda əsas məqsədim Qarabağ həqiqətlərindən xəbərsiz olan ictimai kütləni maarifləndirmək və bu maarifçilik ideyalarına bir az siyasi yönüm verməkdir. Belə ki, gənc olaraq başa düşməliyik ki, artıq bu problemin həlli bizim çiyinlərimizə yəni öhdəliyimizə düşür. Ona görə də bu sahədə yetərli məlumatlı olmağımız bizim üçün ən önəmli vəzifədir.
Hörmətlə: Elvin Məmmədov

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GARABAGH : QUI EN PROFITE ? /ASPECT HISTORIQUE

headway Yanvar 16, 2008 17:23
GARABAGH : QUI EN PROFITE ? "GARABAGH : FAITS ET COMMENTAIRES", Z. A. Aliev, H. A. Hadjizade, d'après Issa Gambarov, mars 1989. "Nous, Azerbaïdjanais, ne sommes pas encore d'habiles politiciens et ne savons pas profiter des contacts auxquels ont recours les autres, et particulièrement nos opposants. Nous n'avons pas su nous faire entendre de l'Europe, parvenir jusqu'aux grands de ce monde, ni même, ainsi que le veut l'usage, nous faire une "bonne presse" en Europe. Dès les premières sombres journées du conflit arméno-musulman, la presse progressiste de Russie a adopté à une écrasante majorité une attitude d'hostilité à l'égard des musulmans, les accusant de tendances réactionnaires, vindicatives, barbares etc... Il y a eu des cas, dans les hautes sphères "académiques", d'apparition de noms de villes inexistantes au Caucase, soi-disant détruites par les musulmans... Une telle situation existe aussi maintenant. Alors que les Turcs d'Azerbaïdjan ont souffert dix, voire cent fois plus que les autres peuples vivant au Caucase, dans la période de désordre et d'anarchie, la majeure partie de la presse caucasienne continue encore à présent contre eux un travail d'intoxication auquel tous participent d'un commun accord : des cadets aux bolcheviques et des dashnaks aux socialistes inclus. Ces derniers font même passer les questions de classe au second plan et mènent actuellement la lutte contre les Turcs d'Azerbaïdjan et non contre les autres classes..." Ces lignes n'ont pas été écrites aujourd'hui, ni même hier (Journal "Azerbaïdjan", 8.12.1918) mais paradoxalement, les événements qui ont secoué la Transcaucasie à partir de février 1988 les ont rendues pour nous, Azerbaïdjanais, plus que douloureusement actuelles. Voilà un an et demi que les contradictions jusque-là vécues dans le calme en Arménie et en Azerbaïdjan ont fait place aux agressions, à la violence et au sang versé. L'affaire est allée trop loin. Même la terrible tragédie du tremblement de terre en Arménie, qui nous a profondément secoués, a à peine atténué l'acuité du problème du Daglyg Garabagh (plus loin dans le texte PDG). Rejetant toute émotion, essayons d'éclairer le fond du problème. Une certaine partie de l'intelligentsia arménienne a su se convaincre et convaincre son peuple que la tâche primordiale et prioritaire de la nation arménienne était le "retour" du D. G. dans le giron de la mère-Arménie. Cet acte est présenté comme rien moins que comme la "rectification d'une injustice historique dans les conditions de la démocratie et de la glasnost". Cela n'est, pour ainsi dire, que le programme à ce jour. La suite suppose de réunir à la "mère patrie" la province azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, la rive géorgienne de la mer Noire, la région d'Armavir en RSFSR et une partie des territoires de l'Iran et de la Turquie. Cette idée grandiose est peut-être inconnue du grand public de notre pays mais chez nous, au Caucase, elle n'est plus un secret depuis longtemps. Ce projet de construction de la "Grande Arménie de la mer à la mer" est basé sur le fait que toutes les terres sur lesquelles vivent ou ont vécu les Arméniens sont de fait arméniennes et doivent donc appartenir à l'état arménien... Mais voyons d'abord le Garabagh... Quels sont les arguments de base de l'accusation ? ASPECT HISTORIQUE L'accusation assure que le D. G. est une terre arménienne qui, depuis des temps éloignés jusqu'en 1923, faisait partie de l'état arménien. Apportons ici quelques précisions, élémentaires pour les spécialistes, sur l'histoire de la composition de la population de notre région. La Transcaucasie, et donc l'actuelle Arménie, n'est pas le berceau de l'ethnos arménien. La version, répandue depuis peu, faisant des Protoarméniens les autochtones des montagnes d'Arménie, n'est avérée par aucun document et n'est pas réelle ("Istorija drevnego mira", Moscou T. 2, pp. 45-46, 1983 ; I. M. Diakonov "K proistoriri armjanskogo jazyka. O faktakh, svidetel'stvakh i logike” IFJ AN Arm. SSR, 1983, N° 4, pp. 19-179). La partie montagneuse de la vaste région historique du Garabagh (le terme de D. G. n'est apparu que dans les années 20 de notre siècle), a toujours été compris dans les limites des états Azerbaïdjanais ou des états auxquels l'Azerbaïdjan s'est trouvé soumis. Les historiens le savent, l'état arménien qui a cessé d'exister dès 387 sous les coups de Rome et de la Perse (donc bien avant la naissance de l'Islam et l'apparition des musulmans dans la région), n'a jamais eu l'occasion de s'emparer du Garabagh. Ensuite, l'accusation fait souvent référence à la période de 1918-1923 ce qui est aisément explicable. La bourgeoisie arménienne ayant alors perdu toute influence en Turquie et ayant échoué dans ses tentatives de convaincre les Géorgiens de ce que la Géorgie était une terre arménienne (I. Tchavtchavadze, Les sages arméniens et les pierres criantes, Tiflis 1902, pp. 80, 123) a reporté tout son espoir sur les terres se trouvant en Azerbaïdjan. On ignore le fait que le D. G. faisait partie de la République démocratique d'Azerbaïdjan de 1918 à 1920, puis de la RSS d'Azerbaïdjan à partir de 1920. On trouve souvent cités comme arguments (sans référence bien sûr) les propos d'éminents hommes politiques de l'époque concernant les variations de frontières dans la région. Les ordres donnés en 1921 par Ordjonikidze et Kirov témoignent par exemple de l'incontestable "compétence" desdits hommes : "Pas un village arménien ne doit être rattaché à l'Azerbaïdjan, tout comme pas un village musulman ne doit être rattaché à l'Arménie". Cela est joliment dit. Mais compte tenu de la réalité caucasienne, on n'aurait pu, sur la base de ces principes, qu'établir une carte uniquement iso-ethnique, une sorte de peau de chagrin, et non créer des républiques aux frontières précises. L'accusation mentionne souvent la déclaration de l'Azrevkom du 30 novembre 1920 qui attribuerait le DG à la RSS d'Arménie. Nous disons "attribuerait" car il est dit en fait"... il est reconnu aux paysans travailleurs du DG le plein droit à l'autodétermination..." ("Kommunist" en russe N° 178,2.12.1920). Et les habitants du DG se sont autodéterminés. Lors du plébiscite d'août 1923, à une écrasante majorité, ils ont refusé de sortir de PAzerbaïdjan ("Molodej Azerbaïdjana", 14.7.1988). Mais aujourd'hui apparaît un autre problème en liaison avec ce qui a été dit plus haut : peut-on à l'heure actuelle, alors qu'on parle de construire un état de droit, de rendre notre législation compatible avec les normes juridiques internationales, faire rejaillir la pratique consistant à décider unilatéralement du sort des peuples 'et des organisations gouvernementales, au nom de la dictature du prolétariat ? L'accusation accorde un grand rôle à Staline pour ce qui est de la naissance du D. G. Elle préfère oublier qu'en 1921, Staline n'était que Commissaire du Peuple aux questions nationales de la RSFSR et non un décideur ayant en l'espèce un quelconque pouvoir dans l'établissement des frontières des républiques. A. Lunatcharski, dans son livre paru à l'époque "Les chefs de la Révolution", ne mentionne par exemple, nullement Staline. Un exemple encore pour le plaisir des amateurs de "citations". Le 22 mai 1919, Anastase Mikoyan déclarait dans un rapport adressé à Lénine : "Les dashnaks, agents de l'état arménien, veulent obtenir le rattachement du Garabagh à l'Arménie. Mais cela voudrait dire pour la population du Garabagh, renoncer à la source de leur vie à Bakou et rejoindre Erevan avec lequel ils n'ont jamais eu aucun lien". (TsPA IML, CC P.C.U.S., f. 461, op. 1, doc. N° 45252, la). A notre avis, l'octroi par le gouvernement de la RSS d'Azerbaïdjan en 1923 de l'autonomie à la population du D. G. était raisonnable et recevable. Mais il aurait été encore plus juste d'octroyer la même autonomie aux Azerbaïdjanais qui constituaient alors 36 % de la population de la RSS d'Arménie. Les Azerbaïdjanais privés d'une telle autonomie ne formaient plus en 1986 que 5,8 % de la population, et aujourd'hui, après la dernière vague de réfugiés, 0,18 % soit à peine 7 000 personnes. ASPECT DEMOGRAPHIQUE La majeure partie de la population du D. G.(soit 75 % des 180 000 personnes), est arménienne. Les Azerbaïdjanais sont 25 %*. Pour les témoins non concernés par les événements qui entourent le D. G., cet argument est présenté comme très convaincant. Il convient d'apporter des remarques d'ordre historique. |||||* Selon le "Calendrier Caucasien pour 1914" dans les ouezds de Choucha et de Karyaguin - qui, à l'époque, constituaient la base de la partie montagneuse de Garabagh, il y avait 119000 Arméniens et 162000 Azerbaïdjanais. En d'autres termes, on y comptait 42 % d'Arméniens. De 1914 à 1923, on n'avait plus effectué de recensement dans cette région (NDLR).||||| La prédominance de la population arménienne dans le D. G. est le résultat d'événements historiques précis du XIXème siècle. Une infime partie de la population arménienne actuelle du D. G. a pour racines les anciens Albans du Caucase, ayant adopté la langue arménienne en raison de la communauté de religion. Cette arménisation d'une partie des Albans est évoquée par des caucasiologues faisant autorité comme Petrushevski, Novoseltsev, Eremian etc... La population arménienne du D. G. est pour l'ensemble composée des descendants des Arméniens de Turquie et d'Iran transférés au XIXème siècle par la Russie tsariste. La politique coloniale de la Russie qui a conquis la Transcaucasie au début du XIXème siècle eut pour résultat des transferts massifs d'Arméniens de Turquie et d'Iran dans les nouveaux territoires de l'empire et inversement, le transfert d'Azerbaïdjanais vers la Turquie et l'Iran. "En fait, l'état russe s'efforçait, par ces transferts de population, d'amoindrir l'importance de l'élément musulman dans cette région (appelée aujourd'hui Veille province arménienne" n.d.a.) en y établissant des Arméniens" (Izvestija kavkazskogo otdelenija russkogo geogr. obshestva", T. VII, Tiflis 1882-83, p. 92). "Sur le 1,3 millions d'Arméniens vivant aujourd'hui en Transcaucasie, plus d'1 million ne sont pas les habitants originaires de la région, ils y ont été établis par nous" (I. Shavrov, "Novaja ugroza russkomu delu v Zakavkazte", St-Petersbourg, 1911, p. 60). Shavrov indique les endroits précis où se sont établis les Arméniens transférés, notamment "la partie montagneuse de la province d'Elizavetpol" i. e. le D. G. actuel (ibid. p.59). A. Griboïedov, auteur classique russe ayant dirigé en qualité de plénipotentiaire extraordinaire cette politique de transfert, écrit : "Nous avons beaucoup discuté des recommandations à faire aux musulmans en vue d'apaiser leur accablement actuel qui ne devrait pas être durable et de leur enlever leurs appréhensions sur le fait que les Arméniens n'occupent à jamais des terres qu'on leur a permis d'investir pour la première fois" (A. Griboïedov, "Notes sur le transfert des Arméniens de Perse dans nos provinces", 1828, Oeuvres T. 2, Moscou, 1971, p. 314). Voyez, les craintes de nos ancêtres n'étaient pas sans fondement. Une question enfin que l'on a envie de poser à ceux qui déploient leur zèle pour que le D. G. soit transféré à l'Arménie : l'argument de la prédominance d'une nation ou d'une autre est-il valable, au regard du principe sacré d'autodétermination, pour le seul D. G. ou pour toute situation analogue ? S'il est valable seulement dans ce cas précis, pourquoi ? S'il l'est pour toute situation analogue, que faire alors des 25 % d'Azerbaïdjanais du D. G. ? Que faire des 700 000 Azerbaïdjanais vivant dans les républiques voisines ? Et pourquoi cet argument ne s'applique-t-il pas, par exemple, aux Russes dont une majorité vit autour de villes comme Narva, Kokhla-Yarve, Riga, Douchambé, Karaganda et beaucoup d'autres. ASPECT SOCIAL Depuis le tout début des événements, on affirme que depuis longtemps, durant presque toute la période soviétique, les organes républicains d'Azerbaïdjan ont délibérément freiné les possibilités de développement socio-économique et culturel du D. G. Tournons-nous vers les statistiques et les spécialistes :
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